Quelle Peugeot 208 ne pas acheter ?

Quelle Peugeot 208 ne pas acheter ?

Évitez les Peugeot 208 équipées du moteur essence 1.2 PureTech fabriquées avant juin 2022 à cause de sérieux problèmes de courroie et de consommation d’huile. Méfiez-vous aussi du 1.5 BlueHDi diesel produit jusqu’en 2023, connu pour ses soucis mécaniques coûteux. Pour une 208 plus fiable, préférez les versions hybrides récentes (après fin 2023) avec chaîne de distribution.

Méfiez-vous du 1.2 PureTech essence avant 2022

Ce moteur, très répandu sur le marché de l’occasion, souffre d’un double problème : l’usure prématurée de la courroie de distribution (immergée dans l’huile) et une surconsommation d’huile.

Ces deux défauts concernent les modèles produits jusqu’au 20 juin 2022.

En cas de courroie usée, le moteur peut subir de gros dégâts. Le remplacement de cette courroie vous coûtera environ 700 à 1 000 euros, selon l’atelier.

Pour savoir si le véhicule a été bien entretenu, vérifiez que les factures d’entretien sont présentes et que les révisions ont été faites chaque année dans le réseau, sans dépassement de 3 mois ou 3 000 km. Dans le cas contraire, vous perdez le bénéfice de l’extension de garantie pourtant prévue par Peugeot.

Si vous avez un doute, demandez au garagiste de mesurer la largeur de la courroie avec l’outil spécifique prévu à cet effet.

Si elle dépasse la norme, il faudra la remplacer rapidement…

Quelle Peugeot 208 ne pas acheter ?

Des ratés mécaniques à surveiller sur le 1.2 PureTech

En plus des problèmes de courroie et d’huile, ce moteur présente d’autres faiblesses : encrassement du moteur en usage urbain, défaillance des bobines et bougies d’allumage, injecteurs à remplacer… Certains véhicules subissent même des pertes de puissance ou des à-coups gênants en conduite.

Pour éviter des réparations coûteuses (jusqu’à 1 500 euros pour décrasser le moteur), orientez-vous vers une 208 qui a surtout roulé sur route ou autoroute.

C’est un bon moyen de limiter l’encrassement et d’échapper aux frais imprévus.

Le moteur micro-hybride 1.2 (100 ou 136 ch) : à éviter avant fin 2024

Présent sur les versions restylées à partir de 2023, ce bloc repensé utilise une chaîne de distribution, bien plus fiable que l’ancienne courroie.

Mais il est encore trop tôt pour juger sa longévité. De plus, la boîte automatique associée (E-DCS6) a connu des défauts sur les modèles assemblés jusqu’à août 2024.

Elle peut présenter des bugs nécessitant une reprogrammation ou un remplacement complet.

Même si ces interventions sont prises en charge par le rappel constructeur, il est conseillé d’attendre fin 2025 avant de vous diriger vers ces versions. Le temps que les problèmes soient tous corrigés…

Le diesel 1.5 BlueHDi (jusqu’à fin 2023) : des réparations à la chaîne

Ce moteur est à éviter si vous cherchez la tranquillité !

Il a souffert de multiples failles : remplacement du réservoir d’additif AdBlue (comptez 1 000 à 1 500 euros), usure de la chaîne d’arbre à cames, soucis de double volant moteur, injecteurs à changer… et une boîte de vitesses qui peut vibrer au ralenti.

Même avec un entretien rigoureux, ces défaillances apparaissent tôt, parfois avant 100 000 km.

Pour un usage principalement urbain ou à faibles kilométrages, fuyez cette motorisation et regardez ailleurs.

D’autres défauts gênants sur toutes les versions

Certaines failles ne dépendent pas du moteur. Lors de l’essai d’une 208, écoutez les bruits suspects au niveau du train avant. Des biellettes ou roulements usés peuvent claquer à basse vitesse.

Vérifiez aussi la trappe à carburant : jusqu’en mai 2023, elle peut se bloquer sans prévenir.

À bord, la climatisation peut perdre sa mémoire de réglage (réparation : 400 à 800 euros) et certains écrans restent noirs, obligeant à changer le calculateur multimédia.

Sur les versions avec boîte manuelle, des fuites d’embrayage ont été signalées jusqu’en 2023.

Inspectez les montants de pare-brise : s’ils semblent mal fixés, c’est un défaut connu. Testez également la caméra de recul et le GPS, qui peuvent buguer. Même si certaines pannes sont couvertes par le réseau via des mises à jour, cela nécessite un passage atelier non négligeable.

À éviter aussi : les PureTech 82 et 68 ch des anciennes générations

Si vous cherchez une 208 entre 2012 et 2015 pour moins de 6 000 euros, vous tomberez souvent sur les motorisations PureTech 82 ch ou VTi 68 ch.

Ces moteurs sont sous-dimensionnés et manquent de fiabilité : surconsommation d’huile, faibles performances, usure rapide des pièces internes…

Leur seul avantage est leur prix, mais les frais à prévoir peuvent vite faire grimper la facture. Pour ce budget, mieux vaut chercher une Clio 3 1.2 16v 75 ch, bien plus fiable sur la durée.

Quel moteur privilégier pour une 208 fiable ?

Si vous tenez vraiment à acheter une 208, privilégiez le 1.2 PureTech hybride 100 ou 136 ch apparu après mi-2023.

Sa chaîne de distribution remplace la courroie problématique, la gestion moteur a été revue, et la consommation reste basse (environ 4,5 L/100 km).

La version électrique de 136 ou 156 chevaux est aussi une bonne alternative pour une utilisation urbaine, à condition d’accepter les limites d’autonomie sur autoroute. Attention, ces modèles restent plus chers à l’achat, mais vous gagnerez en sérénité et en coûts d’entretien.

FAQ

Quelle Peugeot 208 éviter en occasion ?
Les versions essence 1.2 PureTech produites avant juin 2022, ainsi que les diesel 1.5 BlueHDi fabriqués avant fin 2023, posent le plus de problèmes mécaniques.

Quels sont les signes d’un moteur PureTech à problème ?
Fumée à l’échappement, bruit de courroie, consommation anormale d’huile, perte de puissance en ville… Méfiez-vous si vous constatez plusieurs de ces signaux.

Faut-il fuir les moteurs PureTech ?
Pas tous. Les nouvelles versions hybrides avec chaîne sont plus fiables. Il faut surtout éviter les modèles à courroie de première génération.

Quel est le coût moyen d’entretien d’une Peugeot 208 ?
En dehors des réparations imprévues, prévoyez 400 à 600 euros par an pour l’entretien courant (vidange, freins, filtres…).

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