Certains moteurs dCi, notamment le 1.9 dCi 120 chevaux et le 2.2 dCi 150, posent de vrais soucis de fiabilité. D’autres, comme le 1.5 dCi 90 chevaux (après 2012) ou le 2.0 dCi 150 chevaux, affichent un bon comportement dans le temps. Avant d’acheter un diesel Renault d’occasion, regardez bien le type de moteur, son année et l’entretien effectué !
| Moteur dCi | Puissance (ch) | Années à privilégier | Fiabilité | Points à surveiller |
|---|---|---|---|---|
| 1.5 dCi | 90 | Après 2012 | Bonne | Embrayage vers 200 000 km |
| 2.0 dCi | 130-175 | Après 2009 | Bonne | FAP, coussinets avant 2009 |
| 1.5 dCi | 65-105 | Avant 2010 | Moyenne | Pompe à injection, injecteurs |
| 1.9 dCi | 105-110 | 1998-2003 | Moyenne | Turbo, vanne EGR |
| 1.9 dCi | 120 | 2001-2005 | Mauvaise | Turbo, auto-allumage moteur |
| 2.2 dCi | 115-150 | 2000-2007 | Très mauvaise | Coussinet de bielle, injection, EGR |
| 3.0 dCi | 180 | Dès 2002 | Faible | Injection, EGR, turbo |
Les moteurs dCi réputés pour leur fiabilité
1.5 dCi 90 chevaux (après 2012)
Mis en circulation à partir de 2012, ce moteur a été monté sur plusieurs modèles comme la Clio IV ou la Dacia Sandero. Cette version a connu des évolutions techniques qui ont largement réduit les risques de panne.
Il affiche un bon comportement général, à condition d’effectuer les vidanges tous les 10 000 à 15 000 kilomètres maximum et de surveiller l’état de l’embrayage vers 200 000 kilomètres.
En cas de remplacement, prévoyez autour de 700 euros pièces et main d’œuvre.

2.0 dCi 130, 150 et 175 chevaux
Lancé fin 2005, ce bloc équipe plusieurs véhicules comme la Laguna 3, le Koleos ou encore l’Espace IV. Les versions produites après 2009 offrent une bonne fiabilité. Pour limiter les risques, faites vérifier le filtre à particules dès 120 000 kilomètres.
cas d’encrassement, un nettoyage coûte environ 200 euros, un remplacement plus de 1 000 euros. Méfiez-vous également des coussinets de bielle sur les modèles avant 2009.
Les moteurs à surveiller de près
1.5 dCi entre 65 et 105 chevaux (avant 2010)
Ce moteur a équipé de nombreux véhicules comme la Mégane, la Clio ou encore certains Nissan. Les problèmes les plus fréquents concernent les pompes à injection qui peuvent produire de la limaille, détruisant ensuite les injecteurs.
En cas de panne, les frais peuvent dépasser 2 000 euros. Surveillez aussi la vanne EGR, qui peut s’encrasser dès 100 000 kilomètres. Un nettoyage préventif autour de 150 euros peut éviter des pannes plus lourdes.

1.9 dCi 105 et 110 chevaux
Produits au début des années 2000, ces blocs ont connu des soucis réguliers de turbo et de vanne EGR. Ils peuvent convenir si l’entretien a été rigoureux, avec des factures à l’appui. Le turbo, s’il casse, vous coûtera plus de 1 200 euros à remplacer.
Les voitures urbaines sont plus touchées par ces pannes, notamment si elles ne font que des petits trajets.
Les moteurs dCi à éviter absolument
1.9 dCi 120 chevaux
Commercialisé entre 2001 et 2005, ce moteur équipe des modèles comme la Mégane 2 ou la Laguna 2. Il a accumulé les problèmes : auto-allumage du moteur, casse de turbo, pannes d’injection, vanne EGR bouchée. Le moteur peut même s’emballer tout seul en brûlant son huile.
Pour votre sécurité et votre portefeuille, évitez tout véhicule équipé de ce bloc, même à bas prix.

2.2 dCi 115 à 150 chevaux
Souvent monté sur les Espace, Vel Satis ou X-Trail, ce moteur souffre d’une mauvaise réputation. Les versions 136 et 150 chevaux sont particulièrement concernées par des casses moteur à cause des coussinets de bielle.
L’injection pose aussi de gros soucis, avec des factures très salées en cas de panne. Un remplacement d’injecteurs sur ce moteur peut dépasser 2 500 euros.
3.0 dCi 180 chevaux
Ce V6, produit à partir de 2002 pour les modèles haut de gamme, est agréable à conduire mais affiche une fiabilité très moyenne. Les pannes d’injection sont fréquentes, et la vanne EGR est très sensible.
2En cas de panne sur ce type de moteur, les coûts explosent rapidement. Le turbo seul peut coûter jusqu’à 2 000 euros.
L’entretien : clé de la longévité
Un moteur dCi, même de bonne conception, peut devenir un cauchemar sans entretien adapté. Évitez les petits trajets répétés, qui empêchent le moteur diesel d’atteindre sa température optimale. Un moteur froid s’use plus vite et encrasse ses composants.
Si vous faites beaucoup de ville, prévoyez des trajets réguliers sur voie rapide pour décrasser la vanne EGR et le filtre à particules.
Respectez les intervalles de vidange, changez tous les filtres, et utilisez un carburant de qualité. Pour certains moteurs, il peut être utile d’ajouter un additif de nettoyage tous les 20 000 kilomètres. Cela coûte autour de 15 euros mais peut prévenir des réparations coûteuses.
FAQ
Quel est le meilleur moteur dCi pour un usage quotidien ?
Le 1.5 dCi 90 chevaux produit après 2012 est une excellente option. Il combine fiabilité, sobriété et coût d’entretien raisonnable.
Faut-il fuir tous les moteurs dCi ?
Non. Certains blocs sont très fiables, à condition d’avoir été bien entretenus. Le 2.0 dCi est un bon choix, surtout après 2009.
Quels moteurs dCi sont à bannir absolument ?
Évitez les 1.9 dCi 120 chevaux, les 2.2 dCi 136 et 150 chevaux, et les 3.0 dCi si vous ne voulez pas multiplier les factures élevées.
Peut-on fiabiliser un moteur dCi à risques ?
Jusqu’à un certain point. Un entretien rigoureux, des trajets réguliers sur voie rapide et des vidanges rapprochées peuvent retarder les problèmes, mais ne les empêchent pas toujours.
